Comment créer un bon personnage de roman

Comment créer un bon personnage de roman ?

Créer un bon personnage c’est honorer la promesse que vous faites aux lecteurs, dès l’instant où ils envisagent de découvrir votre récit. Vous n’aurez que 3 pages tout au plus pour convaincre. Les lecteurs sont dans l’attente et leur attente est grande, car ils ont le souvenir d’excellents livres et misent sur votre récit pour leur apporter l’évasion, le frisson, l’aventure ou le divertissement. La période de grâce pour séduire les lecteurs commence au premier mot, à la première phrase, au premier paragraphe, mais s’arrêtera avant la fin du premier chapitre si vous n’êtes pas assez convaincant.

“Dès que vous commencez à entrer dans la peau d’un personnage, c’est là qu’il vous apparaît vraiment.”
Johnny Depp

“C’est où le personnage va parler, que l’auteur doit cesser d’écrire.”
Jean-Baptiste Louvet de Couvray

“A quoi reconnaît-on un personnage réussi ? Quand son nom propre devient un nom commun…”
Frédéric Beigbeder / Dernier inventaire avant liquidation

Au-delà des idées, aussi originales soient-elles, des concepts aussi novateurs et prometteurs soient-ils, ou encore des arènes fascinantes qu’un auteur peut proposer, ce sont avant tout les personnages qui emporteront les lecteurs. Il convient donc de leur accorder une attention bien particulière et une place au premier plan.

La conscience du réseau de personnages dans le récit

Créer de bons personnages de roman, c’est avoir conscience que chacun d’eux fait partie d’un réseau, celui de votre récit. C’est ensemble qu’ils seront fort et seulement s’ils sont tous soigneusement connectés les uns aux autres.

C’est en éprouvant les liens entre chaque personnage pour les définir les uns par rapport aux autres, et surtout face aux héros qu’il est possible de savoir si, individuellement, tel ou tel personnage a sa place ou de la valeur pour le récit. Établir un schéma avec des liens et des flèches porteuses des relations entre les personnages permet de mettre en lumière ce que chaque protagoniste vaut. Ainsi, on peut mettre en évidence des défaillances, et par exemple fusionner deux personnages trop faibles pour en définir un unique plus fort.

Le contrat avec le lecteur, en seulement 3 pages

Allons droit au but. Un lecteur aperçoit votre livre en librairie ou en effectuant une recherche en ligne. Le titre et la couverture l’ont déjà attiré, première grande victoire. La 4e de couverture fonctionne et séduit toujours le lecteur. Il va certainement feuilleter le livre, juste une page, peut-être 2, maximum 3. Et c’est là que tout se joue. Que ce soit consciemment ou inconsciemment, le lecteur aura des interrogations et des attentes.

Est-ce que l’histoire que je vais vivre avec les personnages va me plaire ?

C’est au personnage d’être captivant d’emblée. Un personnage fascinant aura davantage de chance de convaincre même avec une histoire faible, plutôt qu’un personnage de paille malgré une histoire incroyable à partager. C’est assez humain, on aime à être accompagné de gens intéressants, fabuleux ou très singuliers. Si le lecteur trouve vos personnages fades ou 1000 fois vus, il se demandera peut-être s’il ne perd pas son temps avec votre livre. Et en moins d’une seconde, il aura déjà jeté son dévolu sur un des autres livres qui lui faisait de l’œil… parmi les centaines disponibles juste devant lui. Ne vous y trompez pas, vous n’avez pas plus de 3 pages pour convaincre.

Est-ce que le personnage est crédible, puis-je croire une seconde à ce que me raconte l’auteur ?

Si dès le démarrage le sentiment d’invraisemblance dans le personnage ou d’impossibilité d’exister réellement se fait sentir, vous perdez le lecteur. Si la mise en place d’un élément déclencheur parait trop artificielle avec le ou les personnages, vous perdez le lecteur. Le lecteur vous accorde assez naturellement sa confiance avant de découvrir vos mots, mais tout dérape si vous faites vaciller la crédibilité de vos personnages. Il est préférable d’amorcer le récit avec une entrée simple, mais authentique, plutôt que de forcer un dispositif fort qui apparaitrait artificiel pour votre personnage.

Où m’emmène l’auteur ?

Évidemment, comme la majorité des auteurs, un soin assez particulier est apporté au début du récit. C’est peut-être même la partie la plus réécrite de tout le texte. Mais voilà, un grand danger guette, celui de rendre un départ parfois trop onirique, surfait, pas homogène avec la suite du récit, et surtout surtout, difficile à comprendre. Le personnage que découvre le lecteur doit être amené de façon limpide, efficace, simple, et avec si possible de quoi ressentir ce qu’il vit. La première page doit être comprise immédiatement. Le moindre flou repousse le lecteur, il aura le sentiment de devoir redoubler d’efforts pour vous suivre et ne plus croire en vous. Pire, classer votre nom dans sa black list d’auteurs et va probablement se laisser séduire par d’autres livres.

Pourquoi le personnage est aussi important ?

Dans la majorité des récits, ce sont les personnages et ce qu’ils font qui préoccupent les lecteurs. Nous nous projetons dans nos semblables ou ceux qui nous fascinent. Nous rêvons tous d’être quelqu’un d’autre, au moins pour un moment, juste pour voir. Pourrions-nous être une meilleure version de nous-mêmes en devenant quelqu’un d’autre le temps d’un récit captivant ?

Pour réussir ses personnages, l’auteur doit être lui-même son premier lecteur, « pour de vrai ». Installer du réalisme et de l’authentique dans chaque personnage exige de le vivre intérieurement le plus possible, d’y croire et d’illustrer le propos avec des exemples qui parlent à tous éventuellement. Face à la preuve ou à l’exemple, le lecteur reconnait la vérité. Il a peut-être lui aussi, dans son entourage, ce type de personne. Là, le lecteur sait que l’auteur parle vrai et peut le croire.

À travers ses mots, et avec sa personnalité, et sa sincérité, l’auteur laissera apparaitre un peu de lui ici et là dans son récit. C’est inévitable et cela sera souvent inconscient. Et c’est ainsi que le meilleur arrive dans les personnages de l’auteur, que la singularité s’installe, car chaque auteur est différent. Plus l’auteur est honnête et sincère, plus il s’éloigne des copies maladroites d’autres personnages de récit. Et c’est pour cette raison que l’écriture doit avant tout être un plaisir pour l’auteur. Les lecteurs ne s’y trompent pas.

Méthode efficace pour créer de bons personnages : l’interrogation

Une façon efficace de créer des personnages est d’imaginer ce protagoniste en face de nous, et de lui poser toutes les questions possibles. De cette manière, face à un personnage fictif, qui ne vous juge pas, à qui vous avez le droit de poser toutes les questions imaginables, les plus terribles, les plus intimes, les plus folles, vous allez pouvoir extraire et concevoir un protagoniste unique. Vous pouvez même pousser l’exercice à poser quelques-unes des questions à des gens de votre entourage. Vous allez ainsi créer un terreau fabuleux d’où germeront vos meilleurs personnages.

Plutôt que de partir d’une caractérisation physique et de bribes de représentation que vous bricolez, posez des questions à ce personnage, secouez-le. Prenez le temps nécessaire à cet exercice, plusieurs jours ou semaines. Écrivez les questions, écrivez les réponses, en mode interview.  Et surtout, posez toutes questions qui vous passent par la tête, les classiques et aussi les plus indiscrètes. Vous avez carte blanche, lâchez-vous à fond. Faites-lui avouer tout ce qu’il a à dire, sachant qu’il ne peut rien vous cacher, il vous dira tout.

À un moment donné, il sortira une idée ou une caractérisation si foudroyante que vous saurez que vous tenez votre personnage.

Commencez les questions avec sujets basiques, l’âge, le sexe, l’activité, les passions, les peurs, les drames, les secrets… poussez ensuite dans l’exagération, dans le sens où le personnage appartiendrait à la catégorie extrême du groupe dont il fait partie. Certains clichés émergeront, chassez-les en posant davantage de questions : Pourquoi ? Comment ? Pour quelle raison ? Avec quelles conséquences ?

La question au personnage qui amène l’histoire

Une fois la collecte de réponses engrangées suite aux questions sans retenue de la précédente étape, poussez les curseurs afin de trouver un déclencheur d’histoire. Demandez à votre personnage ce qui pourrait très mal tourner dans sa vie. Immanquablement, avec tout ce que vous savez sur lui, il vous viendra des réponses terribles, liées à vos propres peurs ou névroses. D’une certaine façon, vous puiserez en vous la ressource qui vous concerne et sera celle qui habillera votre personnage, dans sa situation à lui. Analysez la situation pour lui, pour son entourage et tous les dégâts collatéraux.

À partir de ce moment, vous aurez au moins plusieurs fils à tirer pour construire un personnage solide et pas une pâle copie de papier d’un autre récit.

Pour aller plus loin dans la création de bons personnages et davantage encore

Cet article ne représente qu’une approche synthétique de du vaste sujet de la création de personnages, mais il offre déjà quelques clés fondamentales. Je vous encourage à découvrir mon guide gratuit des 10 règles fondamentales d’écriture, ainsi que le programme de MasterClass que je propose.

Atelier écriture roman

Cette formation est donnée par un écrivain brillant et passionnant qui excelle dans la transmission. Un régal pour votre intelligence et la sensibilité de votre âme.

Noté 5 sur 5
29 janvier 2023

On est accompagnée pas à pas et chaque pas est passionnant. Je me suis régalée du début à la fin. Il y a tant d’enseignements qui « daignent » s’abaisser à notre petit niveau qu’en trouver un qui part du principe qu’il s’adresse à des gens intelligents et imaginatifs est vraiment stimulant. Samuel Delage est un incroyable pédagogue. Il aime transmettre et il sait le faire comme personne car il prend un vrai plaisir à vous accompagner et à tirer le meilleur de vous-mêmes. Du grand art. Un immense merci. Florence

Florence

Un grand merci !

Noté 5 sur 5
23 janvier 2023

Vous nous offrez là un véritable kit, synthétique mais très complet, pour écrire un roman clés en mains, de la conception à la diffusion. Après les remarquables premiers pas de la Masterclass « Comment développer votre style d’écriture ? », on n’est vraiment pas déçu par cette deuxième Masterclass sur le « Challenge 5 jours pour préparer votre roman ». Cette fois-ci, tout y est : la conception d’abord (idée, personnages, plan). Non seulement c’est très structuré mais en plus tout est très clairement expliqué . En particulier pourquoi il est indispensable de connaître la fin dès le début. Je suis tombé dans ce piège pour mon second roman, bloqué au milieu faute de fin. Les étapes suivantes ( premier jet, relecture et récriture) reprennent ce qui a déjà été dit dans la précédente Masterclass, mais ajoutent des informations très importantes, comme toute la partie sur l’ironie dramatique et la surprise. On découvre les « trucs » de scénariste, et c’est passionnant. La partie finale sur la motivation est aussi très intéressante en ce sens qu’elle n’est pas trop dogmatique. Elle fait bien comprendre que chacun est libre de s’organiser comme il le souhaite à condition de se réserver des plages d’écriture fréquentes et régulières plutôt que longues ( ce qui est difficile pour quelqu’un comme moi qui met toujours beaucoup de temps à se plonger dans l’écriture, mais qui a autant de difficulté à s’en arracher une fois lancée). Je trouve ces Masterclasses tellement utiles que je les transcris en intégralité sur mon ordinateur, sans passer par la case « Notes ». Je ne veux rien risquer d’oublier… Un immense merci donc à Samuel d’avoir la générosité de partager les fruits de son expérience.

Véronique

Formation vraiment éclairante sur les codes de l'écriture contemporaine

Noté 5 sur 5
15 janvier 2023

Je viens de terminer la Masterclass » Comment développer votre style d’écriture ? ». J’ai trouvé l’ensemble assez remarquable, par sa clarté, sa concision et la logique de la méthodologie utilisée, qui développe les thèmes un par un de manière exhaustive. Si certaines règles, comme celles de la traque aux adverbes et à l’abus d’utilisation des adjectifs, ou encore la tendance contemporaine à écrire des phrases courtes, sont connues de tous ( bien que devant être prises non comme un impératif absolu mais comme une tendance générale), d’autres points sont beaucoup moins évidents. Grâce à cette formation, j’ai découvert beaucoup d’écueils que j’ignorais totalement, mais qui visiblement sont très importants pour les professionnels de l’édition., même si parfois la raison de l’ostracisme dont ils font l’objet m’apparaît discutable parce que leur justification profonde m’échappe un peu ou me laisse sceptique. Ainsi la limitation des conjonctions de coordination et des mots de liaison ( pour éviter les phrases trop longues ??), le fait de privilégier la voix active à la voix passive ( mais quid du passif pour accentuer l’idée qu’un personnage subit l’action sans pouvoir la diriger ?)) ou la forme affirmative à la forme négative (sauf que souvent, on discerne précisément ce que les choses, les êtres ou les actions ne sont pas ou ne veulent pas, ou n’arrivent pas, plutôt que l’inverse. C’est de la négativité ou de l’absence d’affirmation que peut découler le flou, l’angoisse ou le malaise). Tout à fait d’accord par contre avec l’importance à accorder à la ponctuation, aux perceptions sensorielles, à l’équilibre à établir entre les trois formes du récit., bien qu’à mon sens on a trop tendance aujourd’hui à vouloir privilégier le dialogue, supposé être « plus vivant ». Or un roman n’est pas une pièce de théâtre parsemée de prose.. Quant aux figures de style, je ne suis pas certaine que faire une lecture en dernier ressort pour tenter d’en inventer quelques-unes à parsemer sciemment dans son récit soit une bonne chose. Je vois plutôt la figure de style comme quelque chose qui surgit spontanément soit au cours du premier jet, soit au cours des innombrables relectures de son texte, quand on cherche à trouver la meilleure image ou la formulation la plus précise ou la plus évocatrice. Maintenant faut-il nécessairement se dire : « Ah, j’ai utilisé cinq métaphores dans ce chapitre, par contre je n’ai aucune synecdoque, anacoluthe ou anaphore, il faut que j’en place une ou deux » me paraît un exercice bien artificiel.. Mais bon, il est vrai que je n’ai jamais tenté l’expérience. Je vais le faire parce que le résultat final m’intéresse. Est-ce que l’ensemble sera meilleur ainsi ?
En résumé, il est extrêmement utile d’avoir tous ces codes de relecture en tête, surtout lorsqu’on cherche à se faire éditer, et c’est vrai qu’il est capital de les connaître. Maintenant est-ce que cela aide vraiment à trouver un style qui n’appartient qu’à soi et ne ressemble à aucun autre ? J’en doute fortement. La littérature contemporaine me semble au contraire incroyablement uniforme et écrite dans une langue basique, minimale.. 90% des romans qui paraissent ont des styles d’écriture similaires : phrases courtes qui donnent un rythme haché assez fatigant au bout d’un moment, syntaxe minimale, abus des nominales, disparition quasi systématique des propositions subordonnées, surtout circonstancielles.. J’entends bien que le but des éditeurs est de vendre, et donc de fournir des textes dont la lecture n’exigera aucun effort de la part du lecteur. Le fameuse exigence de « fluidité ». Mais n’est-ce-pas là le mépris suprême vis-à-vis du lecteur ? Penser qu’il n’est ni assez intelligent, ni assez cultivé, ni assez courageux pour lire des phrases complexes ? Il est certes essentiel de s’adresser aux émotions. Mais s’adresser aussi à l’intellect est-il si répréhensible ? J’ai beaucoup aimé la vidéo sur monsieur Victor Hugo, entre autres, qui honnit les adjectifs. Et pourtant, lorsqu’on lit ses romans et sa poésie, ils sont truffés d’adjectifs.. Que donnerait la lecture de toute la littérature du dix-neuvième siècle et de la première moitié du vingtième siècle si on la passait à la moulinette de la lecture des 8 étapes de clarification mentionnées dans cette Masterclass ? .Les trois-quarts des auteurs se verraient jeter au panier, Proust avec ses interminables phrases alambiquées d’une demi-page, Hugo et son lyrisme grandiloquent, l’amour des longues descriptions et des détails infimes de Balzac (pourtant un délice) , etc. etc. En conclusion, je remercie infiniment Samuel Delage d’avoir pris le soin de décortiquer ainsi les règles d’écriture contemporaines . C’est effectivement indispensable si l’on veut être édité. De là à penser que ces règles permettront à l’auteur débutant de « faire ressortir son style unique » me semble plus contestable. Avoir ces règles en tête peut certainement permettre d’affiner un style et d’éviter les erreurs classiques des débutants. C’est une excellente chose, à condition toutefois de ne pas les appliquer au pied de la lettre et de savoir s’en affranchir lorsqu’on le juge nécessaire à son propos et à sa marque de fabrique personnelle. Tous les romans ne sont pas des romans d’action , des thrillers, des polars ou des faits divers sociaux. Les règles sont également à adapter au genre que l’on choisit. En tous cas, l’ensemble de cette Masterclass est d’autant plus passionnant qu’il suscite la discussion.. Merci à Samuel Delage de nous faire ainsi pénétrer dans les arcanes des codes de lecture des professionnels, c’est un cadeau sans prix !

Véronique

Replay live

Noté 5 sur 5
10 janvier 2023

Je n’en suis pas à ma première leçon avec Samuel DELAGE.
Vraiment les conseils de l’auteur sont clairs et motivants. Ce replay est nécessaire pour tous ceux en manque de motivation, ceux qui ont des doutes, ceux qui n’osent pas et je confirme que les autres master classe sont importantes afin d’atteindre ses objectifs. Désormais chaque jour je travaille un peu, je prends du temps pour l’écriture, pour l’apprentissage et de plus Samuel DELAGE est très réactif lorsque nous demandons conseils via la plateforme. Il est présent tout le long de notre projet. J’en sais quelque chose car j’ai du stopper ma formation un moment et j’ai repris et grâce à lui la motivation est là!
Ce replay live en demande un autre pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’y participer!!
Merci Samuel pour toute cette motivation et ce discours clair à la portée de tous.

Francine

Sans le style, le roman n'existerait pas.

Noté 5 sur 5
5 janvier 2023

Cette 2ème formation sur le style m’a beaucoup enthousiasmée. Je vais l’écouter et la réécouter. Je crois que ce sont les notions les plus importantes ; savoir rédiger un récit, en permettant au lecteur de vivre en direct les scènes, ceci par le biais des mots choisis et leur emplacement. Merci Samuel pour votre générosité.
Danièle.

Danièle

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2 réflexions au sujet de « Comment créer un bon personnage de roman ? »

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